Le jardin des absents
- Laetitia Baranski
- 21 mai
- 1 min de lecture
Il est un grand jardin où le temps suspend l'heure,
Où le vent dans les ifs murmure avec douceur,
Un refuge de pierre où la terre s'endort,|
Où la vie et l'oubli s'embrassent sans effort.
Ici, point de terreur, mais un calme infini,
Les ombres des grands arbres caressent les parvis.
Chaque marbre est un livre, une page sacrée,
Où l'amour est gravé pour toute l'éternité.
Les fleurs y ont l'éclat des sourires passés,
Le lierre y tisse un pont vers les jours effacés.
On y vient à pas sourds, non pour pleurer les morts,
Mais pour chercher l'écho de ceux qu'on aime encore.
Les oiseaux y composent de tendres mélodies,
Rappelant que l'absence est une autre patrie.
Sous le ciel qui s'habille de rose et d'oranger,
Le cimetière devient un berceau de pensées.
Ne craignez pas ce lieu où le silence est roi,
C’est le lit de repos de ceux qui sont en joie.
Une halte sacrée, un doux port d'attache,
Où l'âme se souvient et l'esprit se détache.





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